La Marlagne, le 21 janvier 2012

Remise des prix de l’ASAF

La Coupe du Président

Ceux qui ont déjà eu l’occasion d’assister à une cérémonie du genre de celle-ci où je remettais une Coupe du Président savent qu’habituellement, je m’efforce d’apporter un petit côté ludique à la procédure en m’efforçant de faire durer le suspense et en tentant de vous faire deviner, peu à peu, le lauréat choisi.

Ce soir, je ne le ferai pas : le cœur n’y est pas.

Car cette dernière Coupe de la soirée est aussi la dernière que son lauréat recevra.

Et le pire, c’est, que cette fois, quelque chose a pu l’empêcher d’être là pour la recevoir.

Ce soir,

José Mayné ne viendra pas !

J’attribue, de tout cœur, cette distinction à un vieux compagnon qui, depuis 30 ans que nous nous connaissons, s’est toujours fait apprécier de tous, par son sens de la camaraderie et sa bonne humeur.

Chacun de nous, je pense, s’est, un jour, fait agripper la manche d’une main ferme pour s’entendre raconter à l’oreille, la « dernière bonne », comme si elle devait rester secrète.

Le tout se terminant dans un éclat de rire et une rincette.

Sa pratique du sport automobile, il la considérait bien moins comme une compétition que comme un prétexte pour se retrouver parmi ses amis et s’y sentir bien. Il savourait « sa course » comme un délassement, comme une récompense après une dure semaine de labeur.

Tout au long de sa longue et fructueuse carrière sportive, il a su conserver le véritable esprit « du provincial » : un mélange de passion, de solidarité et d’amitié.

Je suis persuadé, dès lors, que vous êtes d’accord avec moi pour dire que cette Coupe qui lui est décernée et qui le met à l’honneur aujourd’hui, est un message de remerciement de chacun d’entre nous à notre ami commun, pour les moments heureux passés avec lui.

Allez, « Loulou », .... elle est pour toi !

Bernard HAYEZ